🤨 Le doute comme méthode: un projet Épistémologique

Le projet théorique et la méthode

DESCARTES revient sur ses premières réflexions, qu’il qualifie de métaphysiques. Il est à la recherche de vérités immuables. Il ne veut pas se contenter du “probable” car il n’est pas fiable et mène à la désillusion. “Il faut découvrir quelque chose de plus certain que la science.”

Il faut distinguer 2 plans : la Pratique et la Théorie.

Pour la Pratique, elle doit être basée sur le probable pour 2 raisons: l’urgence de l’action et la contingence.

Au niveau de la théorie, DESCARTES assimile le faux au probable, pour éviter toute tentation. Il va utiliser le doute sceptique pour prouver ces certitudes, mais il n’utilise pas le doute pour douter (aka sceptiques).

3 Caractéristiques du doute

  • Le doute est une méthode, fondateur de la métaphysique
  • Le doute est radical, il faut prendre les choses à sa racine. Sinon, prouver chaque opinion une à une prendrais une éternité.
  • Le doute est hyperbolique, il faut qu’il soit le plus grand possible pour qu’aucun autre doute puisse le faire douter.

DESCARTES propose un nouveau critère de la vérité comparé à Platon. Ce que dit Platon est très probable, mais les sceptiques arrivent à le faire douter.

Son projet est formulé: c’est une oeuvre de la raison, de fondation des sciences.

Les Raisons de douter

DESCARTES a toujours comme projet de trouver une vérité certaine, au caractère indubitable.

Les sens sont trompeurs : il m’on déjà fait défaut, je vais donc rejeter tout ce qu’ils m’indiquent.

Stratégie de Méthode : j’assimile le douteux au faux, pour éviter au maximum l’experience de la désillusion.

L’argument du rêve

Dans Méditations Métaphysiques (mieux développé), DESCARTES distingue ce qui est très sensible et peu éloigné de ce qui est peu sensible et très éloigné. Il apporte alors un nouvel argument face à l’objection : le rêve. C’est une expérience que tout le monde a au moins expérimenté une fois dans sa vie, et DESCARTES questionne toute l’existence en la comparant à un rêve : et si nous n’étions qu’en train de rêver ?

Le Dieux Trompeur

La certitude d’exister : l’ego

Je pense, donc je suis

DESCARTES fait alors la découverte de la première certitude. Il est. Pourquoi ? Car l’existence est la condition Ontologique du doute. Pour rêver il faut exister tient à l’argument du rêve.

==Je suis devient donc le principe de la philosophie.==

Conscience & Liberté

Cette première vérité est nécessairement vrais, chaque fois que je la conçoit dans mon esprit.

Les souvenirs sont trompeurs !

J’ai découvert la première certitude. Je suis est donc la racine de l’arbre de la connaissance. Mais le doute subsite :

Moi qui suis, qui suis-je ?

Quelle est l’essence de Moi et comment DESCARTES y parvient-il ?

La pensée, la conscience

J’ai découvert que j’existais alors que l’existence de mon corps est douteuse. On reprend l’aquis : je suis. Je me demande ce que je suis et avec un simple effort d’attention je comprend que je pense. A travers la pensée, j’ai saisie la certitude que j’existe.

  • Concevoir : au point où j’en suis de la démarche, je suis et je suis une conscience. Quand je compte, il est certain que je compte. Qu’elle soit défaillante ou pas, je suis bel et bien en train de penser.
  • Imagination : les licornes n’existent pas 🦄
  • Vouloir : un scénario dans le rêve
  • Sentir/Percevoir : Je touche du sapin. Je vois des élèves. Il est certain que j’ai conscience de voir/toucher mais le contenu peut être produit d’un rêve

Cette 2em certitude est une clarification de la 1ère.

La Liberté

On peut aussi ajouter que je suis Liberté. Toute la réflexion précédente est l’œuvre d’une conscience libre. L’odyssée de l’esprit

L’erreur vient de la précipitation.

Au point où j’en suis, je suis une conscience et je suis Liberté. Tout le reste est douteux…